Briller dans le monde ! PME Japonaises
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La plupart des entreprises japonaises sont des PME: Grâce aux pièces qu'elles fournissent, ce sont des PME japonaises qui ont contribué au prestige de la haute qualité des produits du Japon.
Voici l'interview des présidents de PME japonaises qui sont à la base de cette qualité. Nous vous livrons ici leur philosophie originale et leurs défis vis à vis de l'innovation technologique.
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Épisode 38: BLUE TERRA (Watanabe Kyogu Co., Ltd.)
« Le souci de fabriquer des globes terrestres inédits et d’une grande précision — Quand une veuve prend la présidence de la société»

Miwako Watanabe,
Présidente
BLUE TERRA
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La ville de Soka se trouve dans la partie sud-est de la préfecture de Saitama. La société BLUE TERRA y occupe un petit coin de terrain dans une nouvelle zone résidentielle en développement, adjacente à l’arrondissement Adachi de Tokyo. Un énorme globe terrestre d’un diamètre de 106 cm domine l’entrée du nouvel immeuble de la société, dont la construction a été terminée en avril dernier.
« Ce globe terrestre décorait aussi notre ancien immeuble. Il est en quelque sorte devenu le symbole de la société. »
C’est en ces termes et avec le sourire que nous a accueillis la présidente Miwako Watanabe. Bien qu’exposé dehors, depuis plus de dix ans, aux rayons du soleil, au vent et à la pluie, il ne laisse voir ni décoloration sur sa surface imprimée, ni déformation sur l’assemblage cartographique qui le recouvre. En lui-même, il évoque le niveau technique élevé de la société.
Le marché étant aujourd’hui inondé de produits importés, il ne reste plus que quelques fabricants de globes terrestres au Japon. Parmi eux, BLUE TERRA fait figure de leader en raison de la qualité élevée de ses globes, qui allient une grande solidité à un souci d’exactitude très rigoureux.
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Héritiers d’une technique de collage à la main
Composée de globes de tailles diverses, la gamme de produits BLUE TERRA comprend une trentaine de modèles, où occupent la place principale ceux qui nous sont les plus familiers, tels que les globes administratifs qui marquent les frontières et divisent les pays en divers coloris, ainsi que les globes topographiques où figurent notamment les montagnes, plaines et cours d’eau qui composent le relief. La production annuelle, qui varie de 20 000 à 30 000 globes, est assurée à environ 90 % par des machines, les autres 10 % faisant l’objet d’un collage à la main.
Dans le premier cas, les cartes imprimées sur papier épais sont d’abord passées sous presse pour leur donner la forme d’une demi-sphère, puis on réunit les deux demi-sphères pour former le globe. Dans le deuxième cas, le travail à la main consiste à coller une à une les dix-huit divisions de la carte du monde sur la sphère de plastique. Comme les artisans veillent consciencieusement à ne pas étirer en longueur ou en largeur les divisions de la carte, celles-ci s’imbriquent les unes aux autres avec une précision quasi parfaite. Une fois la carte ainsi collée sur la sphère, cette dernière est par ailleurs renforcée par l’application d’un revêtement de finition. Ce travail de collage à la main constitue le point de départ de la production de globes par la société.
La présidente Watanabe nous a raconté comme suit l’histoire de la société.
« Elle a été fondée en 1937 dans le quartier Tsukiji de Tokyo. C’était un petit atelier-boutique de globes terrestres tenu par le premier président, Unsei Watanabe. Il a pour ainsi dire fait figure de pionnier dans la production de globes terrestres au Japon. Après la Deuxième Guerre mondiale, et sous les directives du Ministère de l’Éducation, de la Garde côtière japonaise, du Bureau d’études géographiques (l’actuel Institut d’études géographiques du Japon) et du quartier général du SCAP (Commandant suprême des forces alliées), il a établi sa méthode de fabrication des globes terrestres tout en s’impliquant dans la promotion de l’enseignement des sciences. On raconte que pour lui la création d’un matériel pédagogique de qualité avait plus d’importance que la poursuite du profit. Et c’est grâce à lui que, depuis sa fondation, la société n’a jamais reçu la moindre plainte concernant un vice de fabrication (carte qui se détache du globe, etc.) sur ses produits fabriqués à la main. »
La présidente insiste sur un point : c’est grâce à l’héritage de cette technique de fabrication à la main que nous pouvons « fabriquer des globes terrestres précis et robustes » et « répondre aux diverses demandes de produits spéciaux » que nous recevons. Toutefois, comme le travail manuel exige une très grande concentration, il n’a lieu que pendant la matinée pour éviter les erreurs d’inattention.
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Le petit musée « Terre et Cosmos » à l’étage de BLUE TERRA
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Récit d’une reconstruction en deux ans : la prospérité sous la direction d’une femme
En 1995, suite au décès soudain du troisième président, Hiroshi Watanabe, sa femme Miwako a pris la relève d’une société dont elle ignorait tout.
« J’avais trois fils, respectivement âgés de 18, 14 et 9 ans. Ils avaient des examens d’admission scolaire à préparer, et à cet âge ils requéraient encore beaucoup d’attention. Et comme mon mari est décédé à peine un an après être tombé malade, je n’étais pas préparée mentalement. »
Son mari lui avait bien dit que la société faisait face à une situation difficile, mais selon elle le mot était bien faible : « La situation n’était pas que difficile, elle était désastreuse ! J’aurais pu liquider la société... si seulement j’avais su comment faire. » Pour mieux connaître la société, elle raconte qu’elle s’est mise à fourrer son nez un peu partout — non seulement dans la comptabilité et les ressources humaines, mais aussi sur le lieu de production et dans les activités commerciales. Elle est également allée visiter les clients fidèles. Bref, elle courait à droite et à gauche tous les jours.
« Il y régnait depuis toujours une conception de l’artisanat en tant qu’art, un souci de fabriquer des produits de grande qualité, et les artisans avaient peut-être un peu trop le sentiment d’accorder une faveur au client en acceptant de lui vendre le produit de leur art. C’est dans ce contexte que j’ai soudainement fait mon entrée... J’ai expliqué à tous les employés que la société était vouée à la faillite si elle ne changeait pas sa manière de procéder, j’ai mis en œuvre une réduction globale des frais, j’ai mis à la retraite les travailleurs âgés, et j’ai révisé les prix de revient et les processus de fabrication. De nos jours, on parle beaucoup de restructuration des entreprises et de réduction des coûts... Moi je l’ai fait bien avant la lettre, il y a quinze ans » de conclure la présidente Watanabe en songeant à ces jours passés avec un sourire insouciant.
Quand elle a hérité de la société, sa production s’orientait principalement — de 70 % à 80 % — vers le matériel pédagogique pour les écoles. Mais face à la baisse du taux de natalité, raconte-t-elle, il fallait fabriquer des produits qui plaisent également aux adultes, et élargir l’assise commerciale de la société en sollicitant la clientèle des grossistes et des grands magasins. À la vue de l’acharnement dont faisait preuve la présidente, les employés se sont bientôt mis à la soutenir ; son désir « d’aérer la société » allait ainsi se transformer en réalité.
En deux ans à peine, la société cessa d’être déficitaire. Pour la production, jusque-là entièrement artisanale, on se mit à recourir aussi aux machines en vue d’une production de masse.
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Développement de produits en collaboration avec une université
Lorsqu’elle se penche sur le passé, la présidente Watanabe tire la conclusion que le grand essor qu’a connu la société n’aurait pas eu lieu sans le développement de nouveaux produits en collaboration avec l’Université Tokai.
« En collaboration avec le Tokai University Research & Information Center, qui a procédé très tôt à la numérisation des communications satellite, nous nous efforçons d’obtenir des informations de précision pour nos globes, en nous basant sur les images topographiques prises par satellite. La destruction de l’environnement entraîne parfois des modifications profondes sur les lacs, marais et cours d’eau. Refléter les plus récentes informations sur nos globes terrestres est une tâche complexe, mais c’est aussi là que s’exprime notre souci du travail bien fait », explique fièrement madame Watanabe. « Nous inscrivons l’année de fabrication sur nos produits, et à la demande des clients nous offrons un service tout particulier, qui consiste à mettre à jour les informations du globe en remplaçant la carte qui le recouvre. De plus, nous travaillons aussi en collaboration avec l’Observatoire astronomique national du Japon et l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise. »
Outre les globes de la Lune et de la planète Mars, les plus récents succès commerciaux de la société comprennent le Globe terrestre nocturne créé à partir de photos nocturnes prises par des satellites artificiels américains, le Globe vert dont la carte fournit des informations sur des sujets tels que la famine et les conflits armés dans le monde, et le globe Corona qui présente les étendues d’eau en blanc et les terres en noir. Ces globes invitent, ne fût-ce qu’à l’occasion d’un regard rêveur, à réfléchir sur la relation entre l’être humain et la Terre. Sans compter leur attrait indéniable comme éléments de décoration intérieure.
« J’ai enfin l’impression d’y être arrivée, quinze ans après avoir pris la relève de mon mari. Mes garçons ont grandi et soutiennent la société de diverses façons ; nous discutons et ils m’apprennent des choses », raconte la présidente Watanabe en nous laissant voir, une seule fois au cours de l’entrevue, son visage souriant de mère.
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Le Globe vert
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Corona
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Le Globe nocturne
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Le Globe administratif
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BLUE TERRA (Watanabe Kyogu Co., Ltd.) :
Fabrication et vente de matériel pédagogique astronomique (globes terrestres, globes célestes, planisphères astronomiques, etc.)
3-20-14 Inari, Soka, Saitama,Japan 340-0003
Tél. :+81(0)48-936-0339
Fax. :+81(0)48-935-1293
Capital :10 millions de yens
Nombre d’employés :10
Fondation : 1937
http://blue-terra.jp/blue-terra/index_e.html
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(Extrait du numéro de Octobre de J2TOP : "Petites et moyennes entreprises au Japon,fiers aux yeux du monde entier !" Publié par Jiji Press Co.) Responsable de la traduction/JST
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Épisode 54Intelligent Sensor Technology, Inc. |
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Épisode 53:Kikuchi Seisakusho Co., Ltd. |
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Épisode 52:Soundpower corporation |
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Épisode 51:S .A. Altima |
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Épisode 50:YP System Co., Ltd. |
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Épisode 49:Tokyo Titanium, Co., Ltd. |
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Épisode 48:Monobe Engineering Co., Ltd. |
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Épisode 47:Yoneyama Seisakusho Co., Ltd. |
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Épisode 46:Nihon Dento Kougyo Co., Ltd. |
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Épisode 45:Tokyo Ubaguruma, Co., Ltd. |
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