Premières Images Mondiales d’Information Visuelle dans le Cerveau
2009/6/5
Le groupe de recherche de Yukiyasu Kamikaze, à la tête du Département de Neuroinformatique de l’Institut International de Recherche en Télécommunications Avancées, est le premier à avoir créé une image d’un objet vue par une personne selon son activité cérébrale. Les résultats ont été publiés le 11 décembre 2008 dans l’édition de la revue scientifique américaine, Neuron, et une illustration de l’étude a été utilisée pour sa couverture.
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La méthode développée par le groupe Kamitani est appelée reconstruction visuelle d’image. La configuration du changement du flux sanguin des sujets est exprimée par combinaison d’éléments d’image dans une grille de 10 par 10. Le sujet visualise d’abord 400 images en mosaïques avec du blanc, noir et gris clignotants dans les carrés de la grille, et la configuration du changement du flux sanguin est enregistrée. Plus tard, le sujet regarde une image dans laquelle une lettre ou forme est dessinée dans la grille clignotante, et le changement du flux sanguin est mesuré. Le résultat est comparé avec les précédents enregistrements et la lettre ou forme est déduite puis reproduite.
Dans le passé, la simple différenciation entre, par exemple, les formes de papier, ciseaux, ou pierre par la main du jeu d’enfants a pu être obtenue avec succès, mais c’est la première fois dans le monde que des différentes lettres ou formes ont été distinguées.
La nouvelle méthode développée a trois caractéristiques. D’abord, la combinaison d’unités sous formes d’éléments minutieux d’images, ensuite l’utilisation d’un algorithme de régression logistique parcimonieuse qui choisit automatiquement la partie du cerveau en fonction de chaque élément de l’image, et enfin la multirésolution de son expression avec des éléments visuels de différentes résolutions.
Si les images représentées dans le cerveau peuvent être directement extraites, on pourrait imaginer des applications possibles dans les domaines du design ou de l’art. Cela pourrait aussi être une étape supplémentaire vers de nouveaux traitements de troubles mentaux aux symptômes hallucinogènes ou de nouvelles technologies de manipulation de machines ou autre outils par conversion des pensées dans l’esprit en signaux électriques, sans bouger le corps.
Si le monde tel que nous le percevons via l’activité du cerveau peut être représenté, reproduire nos rêves et phantasmes sur écran comme une diffusion télévisuelle ou une projection de film pourraient devenir envisageable. Le succès de cette étude est
le fruit de techniques innovatrices différentes de celles utilisées précédemment, et des développements ultérieurs sont à prévoir.
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